vendredi 30 mars 2007

Fatalité ?



Ces derniers jours, courant mars la banquise a amorcé sa fonte: La précocité de cette fonte fait que les jeunes phoques meurent par dizaines de milliers noyés...
Qu'avons nous à faire des phoques? dirons certains, en souriant tout en pensant aux combats de Brigitte Bardot avec sa croisade contre les fourures...

Ne nous trompons pas, cette fonte, provoquant une hausse du niveau des océans, précarisant la biodiversité, changeant nos climats nous place devant une limite nous départageant nous adultes de nos enfants de 10 ans scrutant notre comportement avec lucidité, et la question tombe: qu'avez vous fait pour empêcher cela ? vous le saviez ! vous êtes responsables...
Bref ce n'est qu'une annecdote que je viens de vivre avec mon fils de huit ans, mais voilà que greenpeace fait une campagne choc surfant sur ces affects !
est ce la solution pour changer nos comportements ?
La vidéo

Si c'est le cas, je me dis que le genre humain est tombé bien bas pour que l'on convoque son instinct de survie plutôt que son intelligence...

dimanche 18 mars 2007

Exploratorium


Les deux artistes de Art aux pôles: Françoise Vincent et Elohim Feria ont le plaisir de vous convier à la version 'EXPLORATORIUM 0.1 au musée d'Art Contemporain de Caracas en prélude de l'EXPLORATORIUM 2.1 pendant la prochaine biennale de Venise au pavillon du Venezuela et à ce moment un lien sera établi entre "ny alesund pole 0" et "exploratorium 2.1"...

A suivre donc...

Le site du projet 'Viaje Fresco':
http://viajefresco.free.fr

vendredi 16 mars 2007

Infâme origine / info origin


"Inforigin" huile sur toile 116*89 cm

Quand je lis les livres actuels publiés chez Taschen "Collectionner l'art contemporain", compilant les itw des plus grands collectionneurs et marchands du monde actuel de l'art, je me vois vraiment comme un être indépendant. J'ai la chance de voir mes oeuvres non consommées, mais juste perçues pour ce qu'elles sont, et reconnues pour ce qu'elles sont. Et comme Picabia qui dans les années 1910 (il ya presque un siècle) ou encore Marcel Duchamp, de jours en jours, face aux discours consuméristes, face à l'assimilation des oeuvres à des produits de luxe de spéculation, qui n'ont le mérite que d'être consommées, face à des collectionneurs banquier de l'art, et marchand producteur hollywoodiens, je me surprend à rire...

Comment prendre ces gens au sérieux ? et ne vous y trompez pas ! l'art contemporain n'a jamais eu vocation d'être pris au sérieux ! Alors quand je vois les débats autour de l'île Seguin, ou encore les prix astronomiques atteints par les croûtes peintes de John Currin, Lisa Yuskavage, John Glenn ou Mark Tansey, je n'y vois que les nouveaux 'Bouguereau' au format idéal pour des niais fortunés (si bien peints par Currin) en mal de reconnaissance médiatique et culturelle ...

Notre époque est risible. Quand on lit la définition salutaire de l'art définie par Nicolas Bourriaud "Une façon d'entretenir des relations avec notre monde", on peut se questionner au sujet de la globalisation du marché de l'art:

Un collectionneur aimant l'art, par l'achat d'une oeuvre, joue le rôle de médiateur d'une oeuvre, mais aujourd'hui les collectionneurs les plus fortunés et les marchands le plus puissants nourrissent une équation 'time to market' : Acheter au bon moment au bon prix, et revendre au bon moment au bon prix ...

Je ne tiens à juger personne, 'il n'y a pas mort d'hommes' et finalement ce n'est pas si grave:
En effet ce marché a au moins le mérite de tirer toute cette population vers les foires (SCOPE, BRIDGE, BASEL, FIAC, FRIEZE, ARCO, ARMORY...) à (Miami, New York, Shangaï, Tokyo, Dubaï, Bâle, Paris, Londres...) nous donnant ainsi l'occasion de boire les meilleurs vins, d'assister aux meilleures parties fines... Et puis de vendre nos oeuvres...

"Tout va bien Madame la Marquise, esquivons les echymoses des esquimaux aux mots exquis"
V.Grancher / Rrose Selavy

L’augmentation récente de la fonte du Groenland revue à la hausse

Présentation :
Dans une étude publiée le 14 mars, des chercheurs du CNRS et de l'Université Catholique de Louvain (Belgique), s’appuyant sur une nouvelle évaluation de données des satellites et sur des modélisations climatiques régionales, montrent que l’augmentation récente de la fonte en surface de la calotte glaciaire du Groenland au cours des 25 dernières années est plus importante qu’estimée initialement. La température moyenne d’été à la surface de la calotte de glace a ainsi augmenté de 2,4°C entre 1979 et 2005. La surface maximale du Groenland fondant au moins un jour par an a augmenté de 42% durant la même période, représentant alors une surface supplémentaire de fonte en 2005 équivalent à un tiers de la surface de la France.

Le réchauffement climatique est une réalité désormais tangible. Depuis quelques années les preuves d'un réchauffement de la planète s'accumulent ; les modèles climatiques indiquent que ce réchauffement résulte pour l’essentiel de l’augmentation des teneurs en gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Dans ce contexte, l’évolution actuelle et future de la calotte glaciaire du Groenland représente l’un des soucis majeurs pour nos sociétés, compte-tenu de son impact possible sur le niveau des mers et sur le climat du pourtour atlantique. Quantifier cette évolution repose à la fois sur des études théoriques et sur les observations de terrain et par satellite.

Des chercheurs du LGGE [1] et de l'Université Catholique de Louvain viennent de combiner leurs expertises pour estimer l’évolution de la fonte de surface affectant la calotte de glace du Groenland au cours des trois dernières décennies. Leur approche est double et repose à la fois sur un modèle numérique de simulation du climat régional sur la calotte de glace, et sur un nouvel traitement des données issues des satellites, dans les longueurs d’onde microondes.

Le modèle de climat régional permet de calculer l’état de différentes variables atmosphériques telles que vents, température, pression et humidité de l'air, nuages et précipitations, avec une résolution spatiale de 25 km sur l’ensemble du Groenland. Il s’appuie notamment sur les ré-analyses des données météorologiques fournies par le Centre Européen de Prévision Météorologique. On calcule ensuite l’état de la surface de neige à la même résolution spatiale (température, accumulation ou fonte du manteau neigeux).

Les données microondes issues des satellites au cours des derniers 30 ans font l’objet d’un nouveau traitement permettant de corriger l’influence de la présence de nuages d’eau liquide au-dessus de la zone d’étude. Ces nuages, eux-mêmes calculés à partir du modèle climatique régional, ont vu leur fréquence augmenter durant la période d’étude, avec comme effet une augmentation des précipitations liquides. Les précédentes études ne tenaient pas compte de l’effet de masque de ces nuages ; elles tendaient donc à sous-estimer l’étendue des zones de fonte déterminées à partir des satellites microondes.

Cette nouvelle étude révise à la hausse l’augmentation de la fonte de surface affectant la calotte de glace du Groenland au cours des derniers 30 ans. Celle-ci se voit multipliée par deux en comparaison aux précédentes estimations. Ainsi en 2005, c’est l’équivalent du tiers de la surface de la France qui est venu s’ajouter à la surface maximale annuelle affectée au moins un jour par an par la fonte, par rapport à 1979. En 2005, près de 550.000 km2 du Groenland subissait cette fonte. L’effet le plus spectaculaire est observé au Nord du Groenland où des épisodes importants de fonte sont observés depuis l’année 2000, à plus de 1.500 m d’altitude, ce qui n’avait jamais été observé par les satellites auparavant. Ceci va de pair avec l’évolution de la température d’été simulée par le modèle climatique régional, indiquant un réchauffement de 2,4°C sur la période étudiée.

Référence : Fettweis, X., J.-P. van Ypersele, H. Gallée, F. Lefebre, and W. Lefebvre (2007), The 1979-­2005 Greenland ice sheet melt extent from passive microwave data using an improved version of the melt retrieval XPGR algorithm, Geophys. Res. Lett., 34, L05502, doi:10.1029/2006GL028787.



Progression du nombre de jours de fonte à la surface du Groenland entre 1979 et 2006. Chaque carré fait 25 km de coté. (Cliquez sur l'image pour voir l'animation)

[1] Laboratoire de Glaciologie et Géophysique de l’Environnement, CNRS-Université Joseph Fourier de Grenoble

Pour avoir des renseignements :
Contact : Hubert Gallée, LGGE

source: http://www.annneepolaire.fr

jeudi 1 mars 2007

FEU !!!



Feu !!! l'année polaire commence ce jour ! tiendra t'elle ses promesses ?
Dans tous les cas ce jour à 18h00 à la galerie Analix forever rue de l'arquebuse à Genêve Suisse, j'interviens au sujet de ce projet dans le cadre de la table ronde "art et écologie".
Autre artiste invité : Erik Samakh

Valéry Grancher

mardi 20 février 2007

Copyleft



Photo Eloy et Feria

Les organisateurs de Art aux pôles, également artiste ont décidé de mettre leurs photos issues de leur expédition en antarctique en copyleft pour que d'autres artistes les transforment. Toutes les nouvelles versions ainsi générées seront alors montrées au Musée d'Art Contemporain de Caracas au Venezuela.
Voilà le lien

voilà ce qu'ils en disent:

VINCENT+FERIA, Copyleft et l’Antarctique
« Entre mille images une » http://www.flickr.com/photos/36855232@N00/
Voici ce corpus d’images de la mer de Weddell et de l’Antarctique, prises entre le 55°S (Ushuaia) et le 77°S (base Belgrano 2) et entre les 64°W et 34°W, au mois de février 2004, à bord du brise-glace argentin Almirante Irizar et pendant le 2ème leg de la campagne Argau IV.
5000 images au total ont été rapportées de ce voyage dont nous avons sorti 1000 pour les déposer en copyleft. Elles deviennent des images créatives, elles sont chargées d’une énergie invraisemblable, prises dans un espace presque immaculé.
Le protocole du copyleft ou du LAL (Licence Art Libre) permet de se saisir de ces images, d’en faire de créations et de les remettre en copyleft. Les images sont à télécharger sur http://www.flickr.com
Vous pouvez si vous le souhaitez envoyer vos créations au :
-Musée d’art contemporain, Zona Cultural, Parque Central, Caracas 1010, Venezuela, ou cette expérience sera exposée jusqu’au mois de mai 2007 dans VIAJE FRESCO de Vincent+Feria
-CAMAC, 1 grande rue, 10400 Marnay-sur-Seine, France, entre septembre et novembre 2007 pour Le Globe dans la grand rue de V+F

vendredi 16 février 2007

TAWASAP



Après mon expédition dans le pays shiwiars, où Pascual m'avait accueilli au sein de sa communauté et sa famille au plus profond de l'amazonie équatorienne, il était à son tour venu à Paris me rendre visite; Il m'avait demandé de faire une chose qui m'avait énormément touché:
Il m'avait laissé sa couronne Tawasap (coiffe de plume, voir la photo) en me demandant de la placer dans la tribune du public de la projection de mon film "Tanguntsa Amazonie 0" au Palais de Tokyo pour la cinquième nuit tropicale de l'exposition "Tropico vegetal Lost in paradise". Car ne pouvant être présent durant cette soirée, cette couronne symbolisait et manifestait sa présence 'spirituelle'.

Depuis nous ne cessons pas de communiquer par mail, et quand je lui annonçais que dans la suite de mon expédition équatorienne, j'allais effectuer une expédition au delà du cercle arctique, il m'a immédiatement demander d'amener avec moi en ces lieux cette couronne en me précisant que son esprit m'accompagnerait et qu'il me rejoindrait dans mes rêves là bas. J'acceptais immédiatement et je ne manquerai pas de satisfaire sa demande:
Je trouve fascinant la présence d'un objet spirituel issu du plus profond de la jungle amazonienne, au milieux des glaces et paysages arctiques. Je trouve cette sollicitation et l'action qui en découle terriblement artistique (bien que cette action me soit imposée et ne soit pas de mon initiative, cela rend cette action d'autant plus intéressante à mes yeux); comme si en un point l'équateur et le pôle se rejoignaient....

Valéry Grancher

Dates


Crédit de la photo: Institut Polaire français Paul Emile Victor, 'manchots empereurs'

Je viens d'apprendre les dates de mon séjour sur la latitude 79° Nord:
Cela se fera normalement du 13 Mai au 12 Juin 2007, soit environ quatre semaines.
Quatre semaines qui seront riches en évènements et expériences ...

Valéry Grancher

dimanche 11 février 2007

Ouverture de l'année Polaire


"Nuages stratopshériques polaires" source IPEV.

L'année polaire démarre le 1er Mars, et cela pour le monde entier. Cet évènement officiel et hautement politique comme vous pouvez le constater dans les lignes qui suivent est organisé afin de multiplier les missions d'observations dans ces régions, et d'une certaine façon de mettre au coeur de l'actualité politique les préoccupations environnementale:
Jaques Chirac a lancé dans les semaines passées sa propre initiative avec l'ONUE: L'ONU de l'environnement (sera t'il aussi efficace que l'actuel ONU ? )
Mais est ce que ce sursaut médiatique, politique suffira a inverser la tendance ?

En attendant de voir les premières conséquence de toutes ces initiatives, interressons nous à cette quatrième année polaire :

En rassemblant, 50 ans après la dernière Année polaire, la communauté scientifique internationale autour de programmes ambitieux, coordonnés au niveau international, l'objectif de l'ICSU (International Council for Science) et du WMO (World Meteorological Organization) est de permettre une avancée importante des connaissances sur les régions polaires, où se trouvent une partie des réponses aux questions que l'ensemble de la planète se pose sur l'évolution de son environnement.
Les questions de société essentielles que posent à l'humanité l'évolution du climat ou la protection de la biodiversité donnent aujourd'hui aux recherches dans les régions polaires un relief tout particulier. L'API offre l'opportunité de développer un dialogue direct entre les scientifiques, et le public autour de ces problématiques et d'intéresser les jeunes aux études scientifiques.
Pour cela, un effort d'information et de sensibilisation du public sera conduit durant les 2 années (2007-2008) de l'Année Polaire Internationale (API) dont ma future résidence dans la base de Cordel fait partie.

- Ouverture officielle de l'Année Polaire Internationale:

Le lancement international de l'Année Polaire Internationale aura lieu au Palais de la Découverte à Paris le 1er mars 2007 à l'invitation de l'ICSU et du WMO. La cérémonie d'ouverture qui aura lieu à 11h, sera suivie d'une conférence de presse.

- Mardi 1er mars Palais du Luxembourg, Paris.:
Placée sous le haut patronage de Monsieur Christian Poncelet, Président du Sénat, cette manifestation est organisée par l'Office Parlementaire d'Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques (OPECST) à l'intiative de Monsieur le sénateur Christian Gaudin.
Au cours de cette cérémonie d'ouverture prendront la parole :
M. Christian Poncelet, Président du Sénat,
Mme Catherine Bréchignac, Présidente du CNRS et Présidente de ICSU
Mme Nelly Olin, Ministre de l'écologie et du développement durable,
M. François Goulard, Ministre délégué à l'enseignement supérieur et à la recherche,
M. François Baroin, Ministre de l'Outre-Mer.
Trois problématiques d'actualité seront abordées :
- Les pôles, témoins et acteurs du changement climatique par Mme Valérie Masson-Delmotte, climatologue CEA au Laboratoire des Sciences du Climat et de l'Environnement
- La biodiversité polaire : une richesse menacée par M. Yvon Le Maho, membre de l'Académie des Sciences, biologiste CNRS à l'Institut Pluridisciplinaire Hubert Curien
- Les peuples arctiques : peuples premiers et premiers hommes face au réchauffement par Mme Joëlle Robert-Lamblin, anthropologue au CNRS
S.A.S Le Prince Albert II de Monaco clôturera les débats.

samedi 3 février 2007

79° Nord 12° Est


"79°N 12°E" huile sur toile, 73 cm * 60 cm. 30/01/2007

79° Nord 12° Est est la position exacte de la base de Ny Alesund où j'effectuerai mon séjour: Elle se nomme Cordel et se trouve être une base franco-allemande. Ainsi je participerai à la vie collective d'une équipe de scientifiques franco-allemande. Cela représente une petite Europe dans le Grand Nord !
Mais étant moi même de formation scientifique (diplômé de l'ENST Telecom Paris), assurant ma vie matérielle et celle de ma famille comme consultant senor en informatique (système d'informations, moteurs de recherches sémantiques), je peux aisément imaginer ce que peut être la vie quotidienne de cette communauté:
Elle ne doit pas être aussi éloigné de ma vie professionnelle.
Si je paye mes impôts comme ingénieur, si je me nourris grâce à la vente d'un 'temps cerveau' car il est 'câblé ainsi', et cela fait partie intégrante de ma personne et de mes plaisirs, je suis un artiste:
Car être artiste n'est pas une profession mais un état, je dirai même un chemin de vie et une fatalité. Ainsi un artiste peut exercer une profession, mais je doute qu'un professionnel quelqu'il soit, puisse à volonté être artiste (tout au mieux il sera un collectionneur effectuant ainsi un transfert vers un 'état identitaire de créateur'. Au delà d'un état individuel, cela est aussi un état social:
La presse qui parle de nous, la présence de nos travaux dans les expositions et collections...
Du coup ce passage d'une identité sociale à un état identitaire correspondant à une autre identité sociale, me procure une double identité avec toute la richesse que cela peut m'apporter:
- la circulation des méthodologies d'un domaine à l'autre en terme de gestion de projet par exemple
- Ou encore le transfert de méthodes d'analyse de contextes factuels qui peuvent influencer la génétique de tel ou tel projet
- La circulation dans les deux sens des compétences de même que leurs transferts...

Bref il est évident que pour moi tout passe par un travail. Je ne connais toujours pas la transcendance et l'inspiration divine. C'est souvent pour cela que je me définis beaucoup plus comme classique (bien que contemporain) que romantique dans la veine d'un certain dandisme: Je n'aurai pas la prétention de me comparer à un Leonard artiste et brillant ingénieur, et n'y voyais pas une telle allusion. Surtout pas !!!
Mais il faut savoir que dans les périodes antérieures aux romantismes, ou encore tout au long du siècle dernier, des exemples de ce genre ne manquent pas...
Voyez François Morellet et son entreprise paternelle, ou encore Richard Paul Lhose...
Bref je suis un 'travailleur' et je l'assume...

Je parle de tout cela, car je doute que cette équipe, lors de mon arrivée me voit avec mes deux faces:
Je suis 'un artiste invité', et je serais très curieux de connaître leur perception sur l'intégration d'un 'artiste' dans leurs équipes. Alors que sur le fond, je ne suis guère différent d'eux ! et je ne pense pas être aussi éloigné que cela de leur regard porté sur le contexte qui nous intéresse à cet endroit précis 79° Nord 12° Est.
Ces coordonnées abstraites étant désormais forcément une image grâce à nos satellites.

Valéry Grancher

jeudi 25 janvier 2007

Fonte des glaces et vêlage des Icebergs


Le rôle de l’Antarctique sur le futur niveau des mers se précise.
Le niveau des mers monte d’environ 1,8 mm par an, en raison de la dilatation des océans qui se réchauffent, et de l’apport d’eau douce dû à la perte de volume des glaciers de montagne. Toutefois la masse d’eau douce la plus importante sur Terre est la calotte de glace Antarctique (70% des réserves de la planète). Pour prévoir l'évolution future du niveau des mers, il est donc indispensable d'estimer correctement les variations futures de l’accumulation de neige et des pertes de glace de l'Antarctique. De nouvelles simulations réalisées à l’aide d’un modèle climatique à haute résolution spatiale confirment qu’à l'avenir, l'augmentation de la température en Antarctique aura pour conséquence une augmentation de la précipitation. Comme celle-ci restera stockée longtemps sous forme de neige et glace, la montée du niveau des mers due aux autres contributions en sera ralentie. L'impact de cet effet serait d'environ moins 1,2 mm de niveau des mers par an à la fin du siècle.

Le bilan de masse de la calotte de glace Antarctique a un impact direct sur le niveau des mers ; l’essentiel de la glace perdue chaque année part sous forme d’icebergs qui augmentent le niveau des mers. Ce phénomène est naturellement compensé par l’accumulation de nouvelles neiges en surface, qui – elle – diminue le niveau des mers.

De nouvelles simulations climatiques viennent d’être publiées par des chercheurs du CNRS (LGGE et LMD) et de l'Université de Melbourne ; elles permettent d'évaluer ce deuxième phénomène de façon plus précise qu’auparavant. En effet la résolution spatiale du modèle climatique a pu être réduite à 60 km sur l’ensemble de l'Antarctique (alors qu’elle est de plusieurs centaines de kilomètres dans la plupart des modèles climatiques), offrant ainsi une meilleure prise en compte de processus climatiques à l’échelle régionale, et donc une physique plus réaliste du climat antarctique.

Ces simulations confirment, mais surtout réévaluent, une dualité désormais connue : quand le climat se réchauffe, d’une part la fonte aux bords de la calotte de glace augmente, d’autre part les masses d'air pouvant contenir plus d'humidité apportent plus de neige au coeur de la calotte. Lequel des deux effets est prépondérant dépend avant tout du climat au centre de la calotte de glace : ces nouvelles simulations montrent que l'augmentation de la précipitation au centre de l’Antarctique dominera l'augmentation de la fonte sur les côtes.

Ainsi l’évolution du bilan de masse de surface de l'Antarctique au cours de ce siècle, par le renforcement de l'effet de serre dû aux activités humaines, aura pour effet de ralentir la montée des eaux. Evalué ici à moins 1,2 mm de niveau des mers par an à la fin du siècle, cet effet sera néanmoins insuffisant pour enrayer cette montée du niveau des mers causée par l'expansion thermique des océans et la fonte accrue du Groenland et des autres glaciers du monde. Quant au risque que le vêlage d'icebergs depuis l'Antarctique augmente au cours de ce siècle, la question demeure hélas entière au terme de ce travail.

Contact : Gerhard Krinner, LGGE
Tél. : 04.76.82.42.36
Mail : krinner@lgge.obs.ujf-grenoble.fr

Référence (publication électronique du 9 août 2006) :
Krinner, G., O. Magand, I. Simmonds, C. Genthon, and J.-L. Dufresne, Simulated Antarctic precipitation and surface mass balance at the end of the 20th and 21st centuries, Climate Dynamics, doi:10.1007/s00382-006-0177-x, 2006.

source:http://www.anneepolaire.fr
Crédits Image: IPEV

lundi 22 janvier 2007

Pureté blanche cristalline et mortelle


Les pôles nourrissent les rêves de pureté, de virginité, sentiments souvent refoulés, salis par l'histoire:
Les fantasmes de pureté mis en programme politique ont généré les cataclysmes que l'on connaît, si bien, que dés que ces sentiments nous envahissent face à une vision, une culpabilité taboue naît en nous...

Mais le blanc polaire est séduisant, se maquille de bleu, de rose, de cyan et de sels...

Mais il cache aussi des dioxines et des métaux lourds :
La faible épaisseur de l'atmosphère à ces endroits, la présence des toxines acheminées de nos pays par les courants ariens et marins, provoquent une forte pollution et en fait un des endroits les plus pollués de notre planète.
La dégradation de ces substances est ralentie par le froid, et contamine la biodiversité:
Des ours jusqu'aux planctons, tous sont contaminés par des métaux lourds ! la contamination par endroit a pris des proportions alarmantes.

L'émission de nos pays de gazs CFC (cholorofluorocarbones) détruisent en cet endroit sous l'action du froid peu à peu notre couche d'ozone provoquant ainsi l'absence de protections contre les rayons nocifs de notre soleil:
Les plus connus étant certains UV, mais je ferai pas ici une liste exhaustive bien trop longue...
En effet sous l'action du froid, plus il est intense plus les réactions chimiques destructrices de cette ozone s'amplifient:
En climat tempéré l'azote retient l'ozone, le froid transforme cet azote en neige acide ! De plus la présence du chlore en fait le principal agent destructeur de cet ozone...

Je ne parle pas du réchauffement provoqué par ces gazs à effet de serre, entraînant la fonte des glaces et la fonte des sols gelés: le permaphroste.
Ce dernier en étant gelé emprisonne de grande quantités de méthane et butane, en fondant, il libère ces gazs également à effet de serre, en quantité infinies...
Bref, cela rajoute à la pollution déjà présente...

Si bien que ce blanc n'est plus que le futur linceul de notre monde arrogant !
Et cette pureté devient mortelle.

Crédits Image: Valéry Grancher

dimanche 21 janvier 2007

Ice park world ending


"Ice Park world ending", oil on canvas, (73 * 60 cm) 21.01.2007

A l'heure actuelle, le Svalbard est plongé dans la nuit polaire, les glaces parfois rosies sous un ciel outremer veiné de jade:
Des températures très basses, peu communes et mortelles, et en même temps des phénomènes fascinant comme les aurores boréales qui nous ouvrent les portes des abysses de l'univers:
Des draps de soies dorées, jades ondulent à la verticale sur des hauteurs vertigineuses Ils écrasent le paysage et sont le résultats de phénomènes naturels. Les pôles sont aussi les pôles magnétiques, le vent solaire voient ses particules pénétrer les hautes couches de notre atmosphère, et sous l'effet du magnétisme, ce vent se drappe de soie...

Ces simples visions, nous signifient à quel point nous ne sommes pas un monde fermé et isolé, ni même une bulle oxygénée, mais un monde ouvert qui respire avec les abysses de notre univers.
Et finalement si ces pôles sont des portes vers l'espace, leurs paysages et les conditions climatiques, nous rappellent à quel point la Terre peut être proche de ses voisines solaires (mars ?)

Mais voilà que ces territoires, signe de notre temps, deviennent des hauts lieux touristiques:
Le dernier salon nautique ne compte plus les skippers proposant des virées pendant l'été dans ces régions...
Et finalement à l'heure du point de rupture de notre monde sur le plan de sa vie et son écologie, ces derniers territoires, ces portes sont sur le point de s'effondrer et ne devenir qu'un nouveau type de parc d'attraction !
Peut être y verra t'on très bientôt des hotels 5 étoiles proposant des séjours pendant ces nuits boréales ? avec de belles enseignes multicolores en néon ?
"Ice park" ?

mercredi 17 janvier 2007

Actualités



Qui a dit que les pôles sont différents de l'équateur ? Quel est leur point commun ? Ils sont toux deux les extrêmes de notre monde...

- Catherine Rannou et Laurent Duthion sont désormais en chemin vers le sud austral...

Je sens l'IPEV très occuppés sur l'antarctique, le départ de mes deux compères étant déjà effectué, tout cela devrait démarrer très vite de mon côté ;-)

Du moins je l'espère ...
Je vous tiendrai informé de la suite ...

- Mais dèjà une actualié artistique: L'installation qui sera produite lors de cette résidence devrait être montrée à la Fondation Gottfried Honegger à Mont en Sartoux durant l'été 2007....

Crédits Image: Valéry Grancher

la lettre officielle de sélection du projet

ARTS AUX PÔLES 2007
(Lettre aux artistes)

Premièrement mille mercis pour avoir déposé votre candidature et marqué votre réactivité, lors de ce premier « Appel à projets pour les Pôles », si intempestif et rapide.
Au nom du comité et de l’IPEV, nous sommes heureux de voir la volonté qu’exprime la communauté des artistes en France et ailleurs pour s’engager esthétiquement et activement dans les débats sur la survie de notre planète et particulièrement de ces régions si présentes et presque inaccessibles que sont les pôles.
Vous étiez nombreux et 158 projets ont été consultés. « Le choix » a été très… très difficile, même lors des entretiens avec quelques-uns d’entre vous. Tous vos projets sont magnifiques, pleins de rêves, chargés de poésie, les uns collaboratifs, bardés de technologies, électroniques, interactifs, questionnant l’image, les formes traditionnelles, les autres engagés, expérimentaux, novateurs. Pour ce premier appel, nous avons opté pour « un choix », celui urgent, de projets faisant part d’un esprit collaboratif. Ceux qui ouvrent la voie vers « une présence des artistes aux pôles », pour la création d’un point d’observation dans ces espaces où la France est présente à côté de ses techniciens et de ses scientifiques. L’art dorénavant aura le même statut et les mêmes conditions que les autres disciplines. La recherche esthétique s’engagera davantage avec l’environnement et la nature, elle aura des éléments d’étude et de recherche relevée ou produits sur ces lieux propices et jusqu’alors extrêmement difficiles d’accès.

Le projet « Art aux pôles » est piloté par le duo d’artistes chercheurs VINCENT + FERIA qui ont mené une expérience avec le laboratoire LBPCM de Paris VI en mer de Weddell et en Antarctique en février 2004. Eux et leurs équipes de recherche, attachés à leurs universités respectives, Université Rennes 2 et Université Paris 8, ne cessent depuis leur retour d’activer les enjeux de ce continent par des rencontres, workshops, performances et autres manifestations. Ils sont engagés déjà dans la suite du projet « Pour un Point d’observations et de recherches artistiques aux pôles, et ceci pendant et au-delà le déroulement de l’année internationale polaire 2007-2009.

Les noms des artistes pour les séjours aux pôles :
base Dumont D’Urville en Antarctique:
- Catherine RANNOU
- Laurent DUTHION

base Ny Alesund au Svalbard (Arctique)
- Valéry GRANCHER

Nous souhaiterons également vous proposer, vue la qualité des projets envoyés, de nous apporter votre confiance, pour que votre dossier constitue une « base de données artistiques » pour les objectifs et engagements avec l’art initié par l’IPEV et l’axe de recherche « arts aux pôles » (Vincent Feria, université Rennes 2).
Une exposition peut être envisagée pour que les générations futures qui s’engagent dans la science mais aussi dans l’art, sachent que la préservation du sixième continent et l’attention aux populations et mers du pôle nord, sont capitales à notre survie sur notre planète.

Le Comité, Paris 3 décembre 2006

samedi 16 décembre 2006

Les débuts


crédit de cette photo le site http://www.timbresmag.com

La rencontre avec les étudiants de Rennes 2 dans le cadre du master arts plastiques animé par Françoise Vincent à Rennes 2 a eu lieu. Ce fut agréable, j'ai eu des échanges avec les deux autres personnes choisies (Laurent Duthion et Catherine Rannou) pour l'expédition polaire australe, nous avons débattu au sujet du déterminisme: A t'il été aboli au début du XX ème siècle avec Heisenberg ? où est il toujours d'actualité ?
Les étudiants ont également nourri ces échanges par des questions fort intéressantes bref, c'est toujours agréable d'avoir des rencontres de ce type...
Puis vint le déjeuner où nous partageâmes un repas au resto U, cela me replongeait dans ma jeunesse 20 ans plus tôt, et autour de nos assiettes, on échangeait nos idées au sujet de nos projets futurs:
J'ai pris alors conscience de certaines contraintes bien pesantes plus liées à la stupidité de certains règlements et usages et l'intelligence de certaines prescriptions légales ;-)
Bref c'est le propre de toutes communautés humaines !

Mais au cours de ces discussions, j'exposais l'ébauche de mes futurs projets plastiques:

- La récolte d'ossements sur les plages, afin d'en faire ensuite une installation signifiant la future disparition de la biodiversité de ces territoires tout en jouant sur notre imaginaire lié aux squellettes (vanités, science fiction ect...). Il se trouve que les squellettes de morses, orques, phoques ne correspondent à aucun de ces codes de notre imaginaire collectif, alors la perception de ces objets peut devenir intéressante.
- Gacher du plâtre avec de l'eau des glaces, pour former des plaques sur lesquelles sont ensuite gravées: la date et l'heure du prélèvement de la glace, les coordonnées GPS du llieu où le prélèvement fut effectué. Puis ces plaques seront alignées sur le sol donnant ainsi une présence du cheminement que j'aurais effectué sur ces lieux extrêmes.
- Une installtion vidéo, là je garde le sercret jusqu'au vernissage ! elle représente les méridiens, les horizons, le temps et ...

Bref la suite dans les prochains post dans quelques mois

Valéry Grancher

vendredi 8 décembre 2006

UHB Rennes 2 Arts aux poles


J'ai le plaisir de vous inviter à cette première rencontre dédiée à ce projet.

Valéry Grancher

jeudi 7 décembre 2006

Lieu et contexte


Ny Alesund se situe dans la région du Svalbard dans le Spitzberg en Norvège: Cet endroit représente l'une des trois plus importantes calottes glaciaires sur notre planète (la troisième).
La Baie du Roi (Fjord Kongsfjorden) est la région la plus connue et la plus étudiée du Spitzberg avec Longyearbyen. Ny-Alesund fut le point de départ des expéditions de Nobile et Amundsen vers le Pôle Nord. Cette ancienne cité minière est aujourd'hui un centre de recherche polaire.
Cette région du Spitzberg représente des enjeux cruciaux en notre époque:
Tant par les exploitations minières et énergétiques qui y sont menées
Tant au niveau écologique où les conséquences du réchauffement climatique global y est directement visible par la fonte constante des glaciers et calottes glaciaires et la mise en péril de la biodiversité :

Les photos que Greenpeace a réalisé du Glacier Blomstrandbreen dans la Baie du Roi (Kongsfjorden) montrent un recul du glacier d'environ 2 km en 80 ans.
Jusqu'en 1922, le glacier était rattaché à la presqu'île de Blomstrandhalvøya (halvøya signifie presqu'île), maintenant il y a un passage d'un km entre Blomstrandhalvøya qui est maintenant une île et le glacier.
Depuis 1960, le recul moyen de ce glacier est de 35 mètres par an et s'est même accéléré durant la dernière décennie. D'après Greenpreace les autres glaciers de la région regressent selon une tendance similaire.
Des études internationales ont démontré que l'explication la plus plausible à ce retrait est le réchauffement climatique global.

La fondation Paul Emile Victor se trouve être une base scientifique située en cette région. Elle représente également une communauté humaine d'origine géographiques diverses vivant dans un contexte isolé en un des lieux les plus extrêmes de notre planète. Elle représente une 'écologie humaine' spéciale hors de notre monde tout en y étant lié par le regard spécifique porté sur le contexte qui l'entoure et ses évolutions factuelles révélatrices de notre humanité habitant ce monde.

Le cercle polaire arctique a longtemps véhiculé dans l'esprit collectif une image d'une utopie fantasmée véhiculée par des récits héroïques d'expéditions nordiques, occultant en même temps les réalités écologiques, stratégiques (exploitations minières pour des énergies fossiles) et géostratégiques (pendant la guerre froide). Avec la globalisation et le réchauffement global, les préoccupations écologiques se faisant de plus en plus présentes, les pôles et les territoires équatoriaux (forêts vierges) sont devenus des territoires à préserver avec leur biodiversité et ont donné naissance à une nouvelle forme de message politique:
Le film documentaire d'Al Gore par exemple.


Le cercle polaire devient alors un ocullus vers lequel une multitude de regards convergent :

Le regard stratégique des gouvernements et des politiques
Le regard des scientifiques sur les faits qui les entourent
Le regard des artistes dont je fais partie qui ressentent désormais le besoin d'aller l'exercer en périphérie de notre monde en essayant d'établir une nouvelle 'écologie de l'art':

« Par delà les passages des objets du monde ordinaire de l’usage à celui de l’art, les artistes sont, eux aussi, emportés dans des dynamiques multiples de passages. Alors qu’à l’époque de la modernité, on pouvait être, ou peintre, ou sculpteur, ou photographe, ou cinéaste, mais rarement l’un et l’autre ; aujourd’hui, on proclame la faillite des anciennes oppositions et exclusions, et l’on peut produire des œuvres qui relèvent simultanément de la peinture, de la sculpture, de la photographie, et de beaucoup d’autres domaines encore. Devenus des plasticiens, les artistes sont désormais libres d’opter pour une combinatoire sans limites de pratiques et de matériaux. Plus profondément encore, ils sont en train d’abandonner leurs oripeaux traditionnels pour endosser des rôles de footballeur (Gianni Motti), d’agent secret (Alain Declercq), de cuisinier (Rirkrit Tiravanija), de producteur de télévision (Fabrice Hyber), d’explorateur (Valéry Grancher), d’expérimentateur scientifique (Loris Gréaud), etc. Cela dans le sillage d’Andy Warhol affirmant vouloir «être une machine» (1963), mais transposé dans la situation présente où la machine warholienne a fait place aux réseaux et aux stratégies d’infiltration. » André Rouillé Paris-art.com 6 Juillet 2006.

Ny Alesund Pole 0


Voilà c'est fait ! j'ai remporté l'appel à projet artistique organisé par Art aux Pôles fondé par l'IPEV (l'institut polaire français Paul Emile Victor) annoncé sur le site internet du Palais de Tokyo dont le jury réunissait les personnes suivante:
Caroline Bourgeois (le Plateau), Marc Sanchez (Palais de Tokyo), Françsoise Vincent et Elohim Feria (représentants de Art aux Pôles), Alain Lesquer (Institut Polaire français Paul Emile Victor).
Ainsi durant l'été polaire dans le cadre de la quatrième année polaire, je vais effectuer un séjour dans la base scientifique française pour réaliser un projet artistique à Ny Alesund dans le Svalbard !
125 ans après la première Année polaire internationale et 50 ans après l'Année géophysique internationale, la communauté scientifique internationale s'apprête à organiser la quatrième Année polaire internationale de Mars 2007 à Mars 2008.
Nul doute que cette année va focaliser bon nombre de feux médiatiques sur les enjeux scientifiques, climatiques, stratégiques, énergétiques, politiques liés à ces territoires et pourquoi pas artistiques ?
Ainsi mon projet se nommera "Ny Alesund Pôle 0" !
Je ne dévoilerai pas de suite la nature exacte de ce projet artistique, mais je dois dire que se rendre en Amazonie en Equateur sur la ligne d'Equateur, c'est la Même chose qu'aller au Pôle nord: ce sont les deux extrêmes de notre sphère terrienne.
Au gré de l'avancé de ce projet, tout au long des semaines et jours à venir, ce blog se nourrira de textes et d'images saisie via une webcam (l'image agrémentant ce post est transmise en temps réel !)
Ainsi la réalité de la génèse de ce projet se juxtaposera à la réalité de la topographie de ce locus lointain