dimanche 1 novembre 2009

ITW par la Fondation Verbeke





Polar expeditions
12.12.2009 – 15.05.2010
Questions aux artistes


1. De quelle manière est né votre intérêt pour les pôles (fascination ancienne, lecture, rencontre, documentaire)?

M’intéressant depuis plus d’une décennie (depuis les début du world wild web) aux conséquences de la globalisation hyper-médiatique sur les statuts des territoires extrêmes dans l’inconscient collectif...
J’ai dès 2005 pensé à produire des projets questionnant les extrêmes de notre planète:
- Au Palais de Tokyo site de création contemporaine à Paris, j’ai essayer d’établir un lien culturel entre une communauté jivaros au plus profond de l’Amazonie, nommée Shiwiars et vivant sur la ligne d’Equateur en Equateur à la frontière du Pérou qui avaient manifesté le désir d’établir un contact avec le monde en se médiatisant sur internet. Ce fût le projet “The shiwiars project” qui a posé un regard au delà de l’Occident...
- En guise d’archives du projet, un blog fût conçu tout au long de sa vie : http://theshiwiarsproject.blogspot.com
Ainsi, il me restait à concevoir un projet sur un des Pôles de notre planète:
L’opportunité me fût offerte par un appel à résidence dans une des bases polaires de l’Institut Polaire Paul Emile Victor (IPEV) pendant un mois, soit en Antarctique ou en Arctique.
Cet appel avait été organisé dans le cadre de l’Année internationale polaire (Mars 2007 – Mars 2008) et organisée par l’Ipev, le Palais de Tokyo, Arts aux Pôles et Le Plateau (FRAC île de France). J’ai choisi le Pôle Nord et plus précisément la base de Rabot à Ny Alesund au Spitzberg car elle est chargée d’une histoire riche (comme le départ d’Amundsen en Zeppelin de Ny Alesund) et le grand nombre de nations présentes dans cette communauté scientifique.
D’autre part, si l’Amazonie représentait l’au delà de l’Occident, Ny Alesund représente l’Hyper – Occident, du fait des enjeux stratégiques, énergétiques, économiques, et politiques qui y sont présents...
Ny Alesund se trouve au 79° N 12° E soit à 1 ° du 80° Nord représentant la zone du Pôle Nord (de 80 N à 90 N)
Ainsi ce projet constituait la suite logique de mon projet amazonien, formant ainsi, dans mon travail, une sorte de diptyque courant sur 5 années...
Tout au long de ce projet comme pour le projet amazonien, une archive en ligne fût publiée avec la création d’un blog déroulant toutes les phases du projet tout au long de sa chronologie:
http://www.ny-alesund-pole0.org

2. Combien de voyages avez-vous effectué vers les pôles ?

Etant basé pendant un mois à la Base Rabot de Ny Alesund, cela représente un seul séjour comportant de nombreuses expéditions vers le 80 ° Nord, à des fins de repérage pour la production et le tournage de mon installation “Geopol”.

3. Quand les avez-vous effectués?

Le séjour a eu lieu en Mai 2007

4. Combien de temps y êtes vous resté ?

1 mois

5. Êtes vous parti seul, en groupe ? Pour quelle raison ?

Seul, je faisais néanmoins partie de la campagne d’été des scientifiques

6. Quels sentiments avez-vous ressentis lors de votre (vos) voyage(s) ?

Le mieux est de reprendre un texte écris sur le vif là bas et publié sur mon blog, cela illustre parfaitement les sentiments et impressions qui me traversaient:

“Déambulations

Dans les villes, les déambulations sans destination débouchent sur des épiphanies très joyciennes non dénuées d'esthétique, de poésie. Mais qu'en est il d'une déambulation polaire ?
Cela devient totalement surréaliste, car déambuler nécessite un laisser aller, et un calme intérieur. Mais est ce possible avec un fusil en écharpe, et des balles de 306 dans sa poche ?
Cette croix de l'enfer finit par se faire oublier... Mais tout commence, quand, après des heures de marche sur les rives d’un fjord, on s'assoit sur un bois flottant échoué en laissant l'eau laisser lécher le bout de ses chaussures. C'était à Bandalpyten. Le fusil posé sur le côté, l'horizon mène le ballet:
Des rideaux de plomb s'affrontent sous des nuages très bas avec des rideaux de lumières très blanches déclinant des nuances de pourpre et d'azur. L'eau est lisse comme une feuille d'acier, pas un flot. Des scarifications noires des îles alentours apparaissent sur des nappes blanches (les rives opposées) et s'évanouissent dans le blanc du ciel.
Puis une virgule noire caresse la surface de l'eau, un souffle profond fend le silence, puis cette chose s'approche de la rive et mène un ballet circulaire à dix mètres de vous. Des eiders volent au raz de l'eau, font des cercles au dessus de ce petit orqual et le temps s'étire... sur 20 bonnes minutes qui en paraissent dix...

On rêve, puis en se levant, on réalise que si l'on verbalise cette expérience, cela devient un cliché digne du 'lonely planet'....
Tout a déjà été vu et vécu, et cette contemplation unique ne peut plus être partagée, mais vécue égoïstement avec un sourire désabusé...”

7. Quels défis avez-vous du relever au cours de votre (vos) voyage(s) ?

Ce voyage ne représentait pour moi, nullement un défi, je ne voulais pas retomber dans les clichés des récits des expéditions héroïques, mais le gérer comme un voyage vers l’extrême un peu comme celui d’Ulysse de Homère...
Mais la nature de ce voyage nous impose des défis, d’ordre physique, mentaux, alors il s’agissait pour moi de définir une écologie du travail artistique dans un tel contexte...

8. Comptez-vous effectuer d’autres voyages ?

Si l’occasion m’est offerte, très certainement

9. Aviez-vous défini par avance la nature de votre projet artistique ?

En effet, un gros travail de recherche et de documentation a été fait en amont. L’installation “Geopol” avait été pensée et conçue avant le départ, avec un plan de tournage ect... ect...
Mais d’autres pièces ont été produite sur place de façon non planifiée et “opportuniste” (si je peux utiliser ce terme), et d’autres après mon retour...

10. De quelle manière votre projet a t’il été modifié par les conditions de sa réalisation ?

Mon projet pensé en amont, du fait du gros travail de préparation, n’a pas du tout été modifié, tout s’est déroulé comme prévu...
Il s’agissait presque d’un travail scientifique de prélèvement avec une méthode et une planification...
Ici il s’agissait de prélever un plan séquence de 24H00 en 360 °...
En fait j’ai utilisée une méthodologie scientifique sur un projet purement artistique

11. Avez-vous eu sur place des contacts avec des scientifiques ? De quelle manière cette rencontre a-t-elle influencé votre travail ?

Comme les contacts entre les scientifiques n’influencent pas leurs travaux propres pour lesquels ils sont envoyés là bas (des équipes les attendent dans leur université à leur retour pour continuer leurs recherches)... Je dirai que la même chose s’est produite pour moi.
Je vivais avec les scientifiques, nous avons eu des échanges sur la nature de nos travaux, et ils ont fait preuve d’une grande lucidité et compréhension en m’indiquant des lieux susceptibles de m’intéresser et me stimuler.

D’autre part, je dois avouer, que certains échanges ont été à l’origine de la production de nouvelles pièces comme la vidéo “Where is our mind ?”, et c’était souvent le cas pour les travaux dit “opportunistes” produits sur place

12. Existe t’il pour vous une forme d’urgence à effectuer un travail sur les pôles ?

Je ne pense pas que le caractère d’urgence doit se poser en Art. Les médias, Nicolas Hulot et d’autres comme Al Gore font très bien ce travail.
Il ne s’agit pas de tomber dans une sorte de “réalisme écologique” comme il y a eu un “réalisme socialiste” en Art. Dans ce cas ce n’est plus un travail mais une propagande...
Je pense que le rôle d’un artiste est d’actualiser le regard sur le monde...
Et le regard sur les Pôles est en train de changer


13. Possédez-vous une documentation spécifique de votre voyage ?

Oui tout à fait, constituée tout au long de mon travail de recherche et de documentation en amont de mon voyage, et aussi le blog rédigé tout au long du projet mentionné dans les lignes qui précédent...

14. De quelle manière utilisez-vous cette documentation pour produire de nouvelles œuvres ?

J’utilise cette documentation non pas pour produire des oeuvres, mais pour actualiser mon regard, afin d’être le plus lucide possible. Puis des évidences apparaissent, ainsi que des questions, et là le travail commence.

15. Considérez-vous qu’il existe une esthétique des pôles ?

Honnêtement, je ne sais pas, car je ne me suis jamais intéressé comme on peut le comprendre dans ces lignes aux questions purement esthétiques de ces territoires... si ce n’est pour dire que de telles considérations tombent dans des clichés du type “lonely planet”.
Je parlerai plutôt de situation géo-politique, économiques, sociales, écologiques et bien d’autres encore...

16. Quel lien existe-t-il à vos yeux entre les territoires que vous avez découverts et leur propriété ou non propriété par des états nations?

Je pense que d’une certaine manière c’est ce qui définit une forme d’Hyper-Occident, où les frontières et territoires nations disparaissent au profit de simples enjeux internationaux...

17. Comment situez-vous votre travail vis-à-vis à de celui d’autres artistes concernés par les pôles ?

Je pense avoir mon propre axe de travail, qui se différencie de bon nombres d’artistes, qui soit ré-active une forme de récit héroïque (Tixador) ou fictionnel (Huygues).
En fait j’essaye de définir une écologie du travail artistique qui serait propre à mon époque avec les médias disponibles:
- Le travail, sa médiation, son exposition...

mercredi 14 octobre 2009

"Expéditions polaires"


Série "Poster" Valéry Grancher 2007 - 2009

Verbeke Foundation
Westakker - 9190 KEMZEKE (Stekene), Belgique

Heures d'ouverture
du jeudi au samedi de 11h à 18h

Ouverte depuis le 1er juin 2007 par les collectionneurs Geert et Carla Verbeke, la Verbeke Foundation constitue un centre d’art unique où s’unissent nature, culture et écologie. Ses espaces abritent une impressionnante collection d’art moderne et contemporain et offrent à de jeunes artistes la chance de trouver un lieu d’inspiration et de création pour leur art.

Les 12 hectares d’espace naturel et les 20 000 m² d’espaces couverts font de la Verbeke Foundation une des plus importantes initiatives privées pour l’art contemporain en Europe. Les hangars de l’ancienne entreprise de transport de Geert Verbeke y ont été réaménagés en espaces d’exposition. Et un nouvel espace y a été construit pour héberger et exposer l’exceptionnelle collection de collages et assemblages.

La Verbeke Foundation est un organisme en perpétuelle évolution. Des artistes y restent en résidence, des expositions y sont organisées, … qui transforment chaque jour le visage de la Fondation, à la manière de la respiration d’un être vivant.

"L’objectif de notre espace d’exposition n’est pas d’être un oasis. Notre présentation est inachevée, dynamique, brute, désordonnée, complexe, dissonante, vivante et anti monumentale, comme le monde l’est en dehors du musée” Geert Verbeke

EXPEDITIONS POLAIRES!
(expo d'hiver 2009-2010)

Très important, ce sont les dates réelles, celle de facebook limite l'évènement à 3 mois:
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12 décembre 2009 - 15 mai 2010
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Liste des artistes (susceptible d'évoluer):

Raphael Opstaele, Waldo Bien, Caroline Coolen, Tom Liekens, Joachim Koeste, Guido van der Werve, Xavier Cortada, Didier Mahieu, Zoubeir Ben Hmouda, Laurent Tixador, Pierre Huyghes, Louis de Cordier, Lieven Standaert, Valéry Grancher

lundi 13 juillet 2009

Posters





samedi 11 juillet 2009

Posters




vendredi 10 juillet 2009

Posters






D'autres pièces de cette série

Valéry Grancher 2009

jeudi 9 juillet 2009

Une nouvelle série: Les affiches (Posters)






Concept:
Ces affiches sont des lieux et paysages que j'ai visité. Ils sont mixés avec des phrases, des concepts, des "truisms" que j'ai à l'esprit. Entre documents, fiction et réalité, une hybridation est née. En partant de faits (le paysage, la pensée) le résultat génère une narration quasi-fictive voir purement conceptuelle et philosophique...
Ces images peuvent être déclinées en cartes postales ou affiches mis en place dans des lieux publics... Elles interpellent ainsi ceux qui y sont confrontés ...

mercredi 15 avril 2009

"Souvenirs from Earth TV"




Photos du showroom de Souvenirs from Earth TV avec la diffusion de ma vidéo de 24h00 "Geopol", Palais de Tokyo, Paris France. 12 Avril 2009

vendredi 10 avril 2009

ITW France 3

Vous pouvez trouver l'ITW au sujet de la diffusion de "Geopole" sur Souvenir From Earth TV sur De France 3 Ile de France 19/20 première partie:
video


Valéry Grancher

mercredi 8 avril 2009

FRANCE 3 île de France 19/20 10 Avril 2009 18h40




Je vous ai déjà invité à l'évènement "Pâques aux Tisons" qui aura lieu le 12 Avril de 00h00 à 24h00 sur Souvenirs from Earth TV (canal 129 de FREE) avec brunch à 13h00 au Tokyo Eat du Palais de Tokyo à Paris...

J'ai le plaisir de vous faire part de mon intervention en direct dans le 19/20 de FRANCE 3 île de France vendredi 10 Avril 2009 de 18h40 à 19h00 (heure prévue, mais je vous invite à regarder toute l'émission).

Aussi lors de cette intervention et itw vous pourrez connaître les fondements et les motivations de ce projet...

Valéry Grancher

dimanche 8 mars 2009

"Pâques au tison"


Photo: Tournage de Geopol, Ny Alesund Pole 0


"Geopol" from Valéry Grancher on Vimeo

"Geopol" (video project) 2007
Valéry Grancher


Le 12 Avril prochain, j'ai le plaisir de vous inviter à connecter votre TV sur le canal 129 de FREE:
La première chaîne de TV entièrement dédiée à la vidéo d'Art "Souvenirs from Earth" fondée par l'artiste Marcus Kreis, me fait l'honneur d'un évènement exceptionnel, en diffusant mon plan de 24h00 de "Geopol" produit avec le soutien de l'IPEV, de Paula Productions et Arts aux Pôles...

Voilà le texte:

"Pâques au tison sur SOUVENIRS FROM EARTH TV

INEDIT ! SOUVENIRS FROM EARTH, la chaîne qui fait de votre télévision un vaste musée d'Art Contemporain, diffuse le dimanche de Pâques 2009 une oeuvre de 24 heures de l'artiste français Valéry Grancher.

C'est une première mondiale, jamais un film de 24 heures n'a été diffusé sur une chaîne de télévision.

Valéry GRANCHER a fait tourner la caméra à 360° en exactement 24 Heures filmant ainsi la banquise au Pôle nord de la Terre, et ce au milieu de l'été polaire.

Le paysage paraît artificiel, cristallin, irréel, une illusion due à l'extrême pureté de l'air au point 0 géographique.

Ce film "Ny Alesund Pole0", est un tableau vivant s'inscrivant bien dans la philosophie de cette chaine décidément pas comme les autres: images lentes, très avant-gardistes, sans histoire.

Le programme de SOUVENIRS FROM EARTH transforme l'écran en peinture futuriste et transmet la conscience de la diversité immense de la création ainsi qu'une certaine notion de "globalité", intellectuellement admis par beaucoup, mais rarement réellement vécu.

La télévision devient ainsi une fenêtre ouverte vers une spiritualité insoupçonnée dans ce média jusqu'à ce jour défini comme superficiel.

Dimanche de Pâques 12 Avril 2009, 0-24H, chaîne 129 sur le réseau FREE.

Pour en savoir plus sur la chaîne SOUVENIRS FROM EARTH TV:
www.souvenirsfromearth.tv

Dossier de presse et sélection d'images de presse: sur demande
Contact:
Agence 14 Septembre - Laetitia Vignau laetitiavignau(at)14septembre.fr +33 1 55 28 38 28
press(at)souvenirsfromearth.tv www.souvenirsfrom earth.tv +49 221 168 466 93"

mardi 24 février 2009

Geopol


"Geopol" C-print on altuglass 2009

Valéry Grancher

Geopol


"Geopol" C-print on altuglass 2009

Valéry Grancher

Geopol

Geopol


"Geopol" C-print on altuglass 2009

Valéry Grancher

Geopol


"Geopol" C-print on altuglass 2009

Valéry Grancher

mercredi 19 novembre 2008

"Fjord"


"Fjord" C-print on altuglass 2008

Valéry Grancher

lundi 17 novembre 2008

"Water"


"Water" C-print on altuglass 2008

Valéry Grancher

dimanche 16 novembre 2008

"Dog Keeper"


"Dog Kepper" c-print on altuglass 2008


Valéry Grancher

"Reindeer"


"Reindeer" C-print on altuglass 2008

Valéry Grancher

"Arctic horizon"


"Arctic Horizon" C-print on altuglass 2008

Valéry Grancher

"Ny Alesund"


"Ny Alesund" C-print on altuglass 2008

Valéry Grancher

"Analysis"


"Analysis" C-print on altuglass 2008

Valéry Grancher

"Dioxine"


"Dioxine" C-print on altuglass 2008

Valéry Grancher

"Geopol"


"Geopol" C-print on altuglass 2008

"Universe listening"


"Universe listening" C-print on altuglass 2008


Valéry Grancher

samedi 15 novembre 2008

"Glacier"


"Glacier" C-rpint on altuglass 2008


Valéry Grancher

"Twin peaks"


"Twin peaks" C-print on altuglass 2008

Valéry Grancher

"Dead seals"


"Dead seals" C-print on altuglass 2008

Valéry Grancher

vendredi 14 novembre 2008

"Analysis"


"Analysis" C-print sur altuglass 2008

Valéry Grancher

jeudi 13 novembre 2008

Longyearben


"Longyearben" c-print sur altuglass 2008

Valéry Grancher

mercredi 12 novembre 2008

Kongsfjorden



"Kongsfjorden" C-print sur altuglass 2008

"Hg"



"HG" C-print sur altuglass 2008


Une scientifique fait un prélèvement de neige afin d'analyser la pollution au mercure au Svalbard...

Valéry Grancher

Digital paintings "The rock"



"The rock..." C-print sur altuglass 2008


J'ai commencé une nouvelle série d'oeuvres, jouant sur les liens entre la peinture et l'image numérique. Ayant déjà peint des écrans internet à l'huile, j'ai eu l'idée de faire le process inverse, peindre sur tablette digitale des sujets réels, voilà le premier résultat...


Valéry Grancher

lundi 13 octobre 2008

"Upside down..."

Je vous invite à visiter une exposition très passionnante sur les cultures polaires, au musée du quai de Branly.
Je ne vous cache pas que dans la production de mes pièces de la série "Ny Alesund pole 0", ces cultures ont servi de références à mon travail... Bien avant cette expositon, mais aujourd'hui elle a le mérite d'exister et c'est une première en France, alors qu'au Canada elles sont beaucoup plus nombreuses...

Article du Monde:




Une des oeuvres présentées dans l'exposition "Upside Down", au Quai Branly.
AFP/FRANCK FIFE
Le visiteur part à la découverte de quelque cinq cents pièces sculptées entre 500 avant J.-C. et 1 200 après, par des chasseurs de phoques et de morses naturellement confrontés à la rareté et à la pénurie des pôles.

"Blanc, translucide, feutré : l'univers des Arctiques (au pluriel) figuré au Musée du quai Branly à l'occasion de l'exposition "Upside Down", qui se tient jusqu'au 11 janvier 2009, a été conçu par le plasticien américain Doug Wheeler, l'un des créateurs du mouvement artistique Light & Space, né à Los Angeles à la fin des années 1960. Avant toute découverte esthétique, "Upside Down", autrement dit "sens dessus dessous", impose la perte de repères, par le plastique translucide et le néon froid. Dès la première salle, nue comme la banquise, le temps est suspendu, la température en baisse.

Une fois dépaysé, le visiteur part à la découverte de quelque cinq cents pièces sculptées entre 500 avant J.-C. et 1 200 après, par des chasseurs de phoques et de morses naturellement confrontés à la rareté et à la pénurie des pôles. Les oeuvres exposées sont magnifiques et rarement vues en France. Elles sont de petite taille pour la plupart, tel cet ours nageant, pièce en ivoire de 14 cm de long et 4 cm de haut, issue de la civilisation du Cape Dorset, au nord de la baie d'Hudson.

Cette sculpture provient de la collection du Canadian Museum of Civilization de Gatineau (près d'Ottawa). Elle est placée au centre d'une farandole de miniatures composée de loutres, d'amulettes en forme de faucon, de morue ou d'oiseau, de dents de chamane, ou d'un éblouissant petit masque de 4 cm au plus long. Ces beautés discrètes et fines sont installées dans trois panneaux extraplats et transparents, en suspension. On pourra donc, comme le voulaient les artistes paléo-eskimo, les regarder par le bas, par le haut, "up and down", selon la cosmogonie du Grand Nord, où différents mondes se superposent et que seul le prêtre chamane peut traverser.

En l'air, sur un écran hyalin, est projeté le Dorset film, réalisé par Edmund Carpenter en 1954. Il y comparait l'art ancien du Dorset aux pièces découvertes en 1913 par le réalisateur-explorateur Robert Flaherty, auteur de Nanouk l'Esquimau (1922). Ce minimalisme ambiant s'accompagne d'un fond sonore conçu avec tact par Philippe Le Goff - conversations en langue inuk, cris d'animaux, souffles...

LOGIQUE GÉOGRAPHIQUE

Plus loin, dans cette exposition que les concepteurs avaient voulue dépourvue de cartels explicatifs (mais le Quai Branly a promis d'en rajouter dans un grand panier), les objets ont été placés selon une logique géographique - à l'est les civilisations Ekven, à la pointe de la Sibérie ; à l'ouest l'Ipiutak, découverte en 1939 à Point Hope, dans l'Alaska canadien ; au centre les cultures dites de l'Old Bering Sea (île Saint-Laurent et les deux rives du détroit). Le site de Point Hope a été fouillé dans les années 1930-1940. Le site d'Ekven fut découvert en 1960, mais les pièces exposées au Quai Branly proviennent de chantiers menés entre 1990 et 2000. Elles appartiennent au Musée d'Etat d'art oriental de Moscou, d'où elles n'étaient jamais sorties.

Doug Wheeler et le scénographe Jean de Gastines ont choisi de les montrer dans des vitrines cubiques, posées sur des socles instables, de niveau variable, représentation de la banquise qui fond. Le commissaire de l'exposition, Edmund Carpenter, cinéaste, anthropologue, collectionneur passionné et spécialiste de l'archéologie des glaces, leur avait demandé d'insister sur la fragilité des cultures "eskimo".

En fondant, les glaces peuvent submerger à jamais, mais aussi dévoiler les trésors du permafrost, et ainsi aider l'archéologie polaire, coûteuse, qui nécessite des partenariats privés - la fondation Total est associée à l'exposition -, et des relations diplomatiques complexes dans une région que les puissances limitrophes veulent partager comme un gâteau.

En 2009, les énormes navires marchands pourront franchir le pôle Nord par le passage du Nord-Est, délivré des glaces par le réchauffement climatique. Que pèsent dès lors ces petites chaînes rituelles ipiutak, admirablement taillées d'un seul bloc dans l'ivoire de caribou ? Que pèse cette tête de harpon ekven, gravée dans un confetti de défense de morse ?

"Upside Down",

Musée du quai Branly. 37, quai Branly, Paris-7e. Mo Alma-Marceau. Mardi, mercredi et dimanche de 11 heures à 19 heures, jeudi, vendredi et samedi, de 11 heures à 21 heures.

Jusqu'au 11 janvier 2009. Tél. : 01-56-61-70-00. 7 €. Catalogue, éd. Musée du quai Branly-RMN, 228 p., 39 €.

A lire : Ultima Thulé, Les Inuit nord-groenlandais face aux conquérants du Pôle (1818-1999), de Jean Malaurie, éd. Le Chêne, 399 p., 45,50 €.

Véronique Mortaigne"

vendredi 10 octobre 2008

Un très beau Nobel

Je ne peux vous cacher ma joie de voir le Nobel de Littérature attribué à JGM Le Clézio.
Vous comprendrez aisément pourquoi...
J'apprécie particulièrement "Raga" et je vous le recommande. Son regard sur l'humanité et ses mondes est d'un rare humanisme et d'une rare poésie...

Valéry Grancher

jeudi 2 octobre 2008

Un nouveau paradis pétrolier


"Artic Vanitas" Fourrure de Rennes du Svalbard, crâne humain en résine et feuille d'or. Valéry Grancher 2008

Un article publié ce jour à Paris dans le quotidien Matin plus (sans commentaire):

"L'avenir de l'Arctique, ce sera moins d'étendues blanches et d'avantage d'or noir, signale un rapport récemment publié au sujet des réserves pétrolières du Grand Nord. Selon la première estimation globale des ressources en pétrole et en gaz situées au nord du cercle polaire, effectuée par des géologues américains, il se pourrait que la région recèle, sous la glace, un cinquième des réserves d'hydrocarbures non encore découvertes mais récupérables de la planète. cela représente 90 milliards de barils de pétrole. Et 47 260 milliards de mètres cubes de gaz, soit environ le tiers des réserves mondiales. Ce rapport fournit les premiers chiffres sûrs en ce qui concerne les richesses en hydrocarbures que les cinq pays riverains de l'Arctique:
- Les Etats Unis, La Russie, le Canada, La Norvège et le Danemark (via le territoire autonome du Groënlande) - convoitent depuis plusieurs années. Attirés par les énormes potentialités économiques de la région, les gouvernements des pays riverains de l'Arctique se préparent déjà à revendiquer leur part des fonds marins pour le cas où, d'ici à une vingtaine d'années, le passage serait libre de glace en saison estivale. L'étude sur les ressources en pétrole et en gaz, réalisé par l'agence gouvernementale US Geological Survey révèle cependant que la plupart des réserves sont concentrées près des côtes, dans la juridiction territoriale des pays concernés. Les réserves situées au coeur de l'Arctique - C'est à dire dans la portion d'océan sur laquelle aucun pays n'exerce actuellement de souveraineté - semblent restreintes.
Mais ce que laisse prévoir le rapport, c'est un avenir très différent pour l'une des dernières régions intactes du monde. S'il y a du pétrole, les pays qui le détiennent chercheront sans aucun doute à l'extraire, quel qu'en soit le coût environnemental. "Il est possible que les vastes plate-formes continentales de l'Arctique constituent la plus grande zone pétrolifère non explorée de la Terre", souligne Donald Gautier, le chef de projet. Selon les estimations de l'agence, plus de la moitié des ressources pétrolières encore non découvertes sont concentrées dans trois zones géomorphiques: L'Alaska arctique (30 milliards de barils), le bassin amérasien (9.7 milliards de barils) et les bassins de l'est du Groënland (8.9 milliards).
Par ailleurs plus de 70 % des réserves non découvertes de gaz naturel se trouveraient, elles aussi, dans trois zones: le bassin de l'ouest de la Sibérie (18 430 milliards de mètres cubes), les bassins de l'est de Barentz (9000 milliards), et l'Alaska arctique (6250 milliards). Les 90 milliards de barils de pétrole que l'on s'attend à trouver dans l'Arctique, excèdent à eux seuls, la totalité des réserves mondiales (86.4 millions de barils jours) pendant trois ans.
Le rapport ne donne pas d'estimations sur le délai d'attente pour l'arrivée de ces ressources sur les marchés, mais il est clair que l'opération ne se fera pas du jour au lendemain. Il faudra, par exemple, une dizaine d'années sans doute ou d'avantage pour pouvoir commencer à exploiter les gisements dans le Golfe du Mexique et au large de l'Afrique occidentale. Mais il est évident que l'énorme quantité d'infrastructures industrielles auxquelles il faudra faire appel pour découvrir le pétrole, l'extraire et le transporter aura un coût environnemental colossal. Alors que les leaders démocrates des deux Chambres du Congrès ont rejeté, le 14 Juillet, une proposition du président Bush visant à lever le moratoire de 25 ans sur le forage dans la plupart des eaux côtières, les patrons des compagnies pétrolières américaines appellent à un assouplissement des réglementations interdisant le forage offshore - y compris dans une bonne partie de l'Alaska. Maintenant, les demandes pourraient bien aboutir."

Michael McCarthy
The Independent, Londres

samedi 20 septembre 2008

"La vigie..."

Etat 1:



Etat 2:



Etat 3:



"La vigie...", oil on canvas 116*90 cm September - October 2008.

concept:

J'avais mis plus d'une heure à ski de la station polaire actique de Ny Alesund pour arriver à cette station météo. Je l'ai découverte en pleine tempête, il faisait froid, le vent me gelait et la lumière vascillait entre enfer et paradis...
J'ai découvert que cette station est l'une des plus éloignée au sommet du monde, de laquelle notre communauté scientifique collecte des informations concernant le réchauffement global...

samedi 30 août 2008

"Global warming: New capitalism opportinities"


"Global warming: New capitalism opportunities...", Oil and 24K gold leaf on canvas 116*89 cm. August 2008.

Quand je lis les programmes de Mac Cain et de Sarah Palin...
Sarah Palin qui veut fermer les dernières réserves arctiques d'Alaska, pour permettre des forages, ou encore construire le plus long oléoduc du monde qui traverserait la totalité de l'Alaska et du Canada, afin de permettre les USA d'échapper de leur dépendances énergétiques vis à vis des pays saoudiens...
Je me dis que très bientôt, sitôt, les complexes énergétiques construits, l'arctique déjà bien globalisé (sorte d'hyper occident), sera le lieu de nouvelles urbanités non sans enjeux commerciaux...
L'arctique, le nouveau terrain ludique de l'hyper-capitalisme ? Le réchauffement global faisant fondre les calottes glaciaires sont de nouvelles opportunités de forages à moindre coûts....

Valéry Grancher

mardi 22 juillet 2008

Everest

Le projet de Ny-alesund est le deuxième volet d'un projet en trois parties:

- La ligne de l'équateur
- Le Pôle Nord
- Le sommet du monde

En fait ce projet global est dédié aux extrêmes de notre monde, autant le "shiwiars project" fût une incursion au delà de l'occident au plus profond de la jungle amazonienne; l'expédition polaire fût une plongée dans l'hyper-occident; qu'en sera t'il du sommet du monde ?
Il s'agit en terme d'artistique d'aborder la monumentalité d'une autre façon, en éprouvant tout simplement la monumentalité de notre monde, physiquement et mentalement.
En toute logique mon projet projet sera l'ascension du Mont Everest, et clôturera cette série de trois expéditions extrêmes. Une critique a écrit cela à mon sujet:

"très belle métaphore ce que est un artiste et l'art aujourd'hui....une sorte de sport extrême ;)
alors là, c'est clair que tu peux devenir le fondateur de "l'art extrême" ou "l'arte aventura" [c'est l'arte povera postmoderne et postdigitale...:))" Vesna Gerintes

Cette plaisanterie m'a fait sourire mais néanmoins une chose est pertinente: Le regard sur le monde devient un exercice extrême, métaphore de l'ART.

Bref en avant goût je vous offre ce magnifique panorama du toit du monde:




Vue panoramique depuis le sommet de l’Everest, un avant goût de ma future installation.
Simulation faite à partir de la vue panoramique depuis le sommet de l’Everest - aimablement de ©Roderick Mackenzie

Aussi si vous êtes désireux de supporter ce projet financièrement, contactez moi: Plus de 100 000 euros à rassembler...
Evidemment toute aide sera compensée par une contre-partie artistique offerte (édition, oeuvres) définie au regard du montant versé...

mercredi 25 juin 2008

Nouvelles Photos

Voilà quelques nouvelles photos de mon exposition à la "Dégelée Rabelais" au Musée des Beaux Arts de Nîmes...
Photos prises par Sabrina Ambre...




Des 'close up' de Arctic Pop...



A gauche "Arctic Pop" et à droite "Geopol"

dimanche 8 juin 2008

"La grande dégelée Rabelais"



"Arctic Pop !" Bois de rennes du Svalbard et liquitex diluée avec de l'eau de 15000 ans issue des glaciers environnant les lieux de collectes de ces bois...





L'installation "Geopol" avec derrière l'atrium du musée des Beaux Arts de Nîmes avec des Natoire en arrière plan...


Dans cette image, vous apercevez en haut au centre au travers de la lucarne "Artic Pop" qui se trouve dans une salle donnant sur l'atrium où vous apercevez un très beau Natoire et le public...

Je reviens ce jour de Montpellier où a lieu l'une des plus émouvantes et belles manifestations d'art contemporain cet été en France, je parle de "La Grande dégelée Rabelais": Manifestation organisée par le FRAC du Lanquedoc Roussillon qui nous a fait passer deux jours divins d'expos en expos....
"Voyage horrifiques et espovantables en réseaux numériques..." est l'une d'elle et se tient au Musée des Beaux Arts de Nîmes.
Ce sont deux pièces de ce projet qui y sont montrée: "Arctic Pop !" et "Geopol"...

Cliquez dans les clichés pour les agrandir...

NB/ Je rappelle que toutes ces pièces montrées ont pu être produites avec le support de l'IPEV (Institut Polaire Paul Emile Victor)

vendredi 30 mai 2008

Metropolis - ARTE / Musée des Beaux Arts de Nîmes

Voilà une année que je suis parti au Svalbard et l'équipe de Métropolis, la fameuse émission d'Arte m'avait suivi...
Voilà enfin la vidéo de cette émission telle qu'elle fût diffusée en Juillet 2007 :

video


J'en profite pour vous annoncer ma prochaine exposition au Musée des Beaux arts de Nîmes:

Le fonds régional d'art contemporain Lanquedoc - Rousillon organise un grand événement dédié à Rabelais "La grande dégelée Rabelais" avec plus de trente expositions d'art contemporains dans la région. Et cela du 7 Juin au 27 Septembre 2008...
"Voyages espovantables et horrifiques en réseaux numériques" est l'une d'entre elles et aura lieu au musée des Beaux Arts de Nîmes. Cette exposition met en regard ls obsessions de Rabelais avec celles de notre monde global du XXI siècle (nouveaux médias). Une mise en regard est effectuée avec des oeuvres de l'époque de Rabelais et d'autres issues de ces dernières années.
Ainsi un mix sera effectué entre la collection permanente allant du XIV ème siècle et XIX ème siècle et celles des artistes suivants:
Michel Blazy, Alain Clairet et Anne-Marie Jugnet, Claude Closky, Miltos Manetas...

Mes oeuvres qui seront présentées sont les suivantes:
"Geopol 79.55° Nord / 12.35° Est"; "Arctic pop", et "webscape" (internet installation 1998)

Au plaisir de vous y rencontrer:

Vernissage:
Date : samedi 7 juin 2008
Heure : 16:00 - 22:00
Lieu : Musée des beaux arts de Nîmes
Adresse : Rue de la cité Foulc
Ville : Nîmes, France

vendredi 16 mai 2008

Nunavut (Kronos Quartet and Tanya Tagaq)

Je viens de découvrir ce projet par Kronos Quartet et je ne peux m'empêcher de la partager avec vous:



Quand des formes culturelles premières rencontrent des formes contemporaines, que ce soit en musique ou en arts plastiques, le résultat est souvent intense humainement...

Des chants de gorge arctiques mêlés au sonorités des cordes, époustouflant !

mardi 29 avril 2008

Aurores Boréales




Je ne désespère pas de retourner au Svalbard cette fois durant la nuit polaire, afin de réaliser des travaux sur les aurores boréales, qui ne sont pas dénuées de charges symboliques, et qui ont aussi une étrange résonance avec notre monde médiatique: En effet comme je l'ai déjà expliqué sur ce blog, les aurores boréales ne sont ni plus, ni moins qu'un écran cathodique naturel !

Bref, au delà de cela, voici une publication de l'IPEV sur les dernières analyses de ces phénomènes qui ne sont pas dénués d'intérêt:

"Une équipe internationale conduite par un chercheur du CNRS appartenant au LPG [1] (INSU - CNRS - Université Joseph Fourier) vient d'observer pour la première fois un phénomène de polarisation de la lumière provenant de la haute atmosphère boréale. Ces observations, réalisées dans la zone aurorale, sur l'île de Svalbard en Norvège, ouvrent de nouvelles perspectives : analyse fine de la structure atomique de l'oxygène, détermination des variations de la concentration de l'atmosphère en fonction de l'activité solaire, analyse du comportement du champ magnétique interplanétaire autour de Vénus et Mars, ...

En astronomie, les observations sont presque exclusivement basées sur l'analyse de la lumière émise ou diffusée par le corps étudié. Un des paramètres de la lumière couramment utilisé est sa "polarisation", qui mesure la manière dont varie la direction du champ électrique associé à l'onde lumineuse le long de son trajet. Observer la polarisation permet d'affiner les caractéristiques de la source de lumière et de son environnement.

[...]

Les astrophysiciens de Grenoble ont développé une collaboration avec des collègues d'Oslo et du Svalbard pour mener à bien une campagne d'observation. L'île du Svalbard, à 79° de latitude nord, a été choisie car ce site permet des observations en continu pendant la nuit polaire en hiver. Un petit télescope a été construit par les Norvégiens pour réaliser l'observation. Les observations ont été conduites en décembre 2006-janvier 2007, et en décembre 2007-janvier 2008 avec un nouveau télescope plus performant.

Aurore boréale avec l'émission principale de l'oxygène dans la raie rouge © Guillaume Gronoff LPG-OSUG-INSU

Retrouvez l'intégralité de ce communiqué de presse sur le site de l'INSU

Source : Polarization in aurorae : a new dimension for space environments studies. J. Lilensten, J. Moen, M. Barthélemy, R. Thissen, C. Simon, D. A. Lorentzen, O. Dutuit, P. O. Amblard, F. Sigernes. Geophysical Research Letter, 2008.

[1] LPG : Laboratoire de Planétologie de Grenoble (CNRS - Université Joseph Fourier ; Observatoire des Sciences de l'Univers de Grenoble - INSU) "

lundi 14 avril 2008

"Arctic vanitas !"












"Arctic Vanitas !" acrylic sur crâne en résine, fourrures de rennes du Svalbard. 04/2008


La dégradation environnementale de l'arctique est la condamnation de l'hyper-capitalisme:
En effet sous la pression des enjeux monétaires et énergétiques, les effets de la fonte de la calotte glacière ne se limiteront pas seulement au nouveau dessin de nos côtes, mais aux nouveaux flux migratoires, aux nouvelles pénuries et guerres qui leurs seront liées sans parler des futures récessions économiques dont on commence à avoir un aperçu...

Finalement, ce 21ème siècle est un siècle "shuffle" comme la fonctionnalité de l'une ses icônes nommées i-pod, ou encore google:
- Google analyse une réalité médiatique d'un mot pour afficher une liste de résultats. Collage sémantique sans hiérarchie mêlant Britney Spears avec la dernières publications de Jameson et pour finir les chutes de valeurs à Wall Street.
- La fonction "shuffle", colle bout à bout des morceaux musicaux sans discrimination de dates et de genres...

Tout cela m'intéresse hautement dans la façon dont je réalise mes peintures, installations et agencement d'objets... Nulle hiérarchie dans les images, 'mix' des signes et références. Utilisation des médias du 'Grand Art' comme terrain de citations. Je fais de l'art "shuffle" ...

lundi 31 mars 2008

Disparition de la banquise au Svalbard


Le Svalbard lieu de mon séjour est également touché par la fonte de la banquise...

L’Institut Polaire Norvégien a déclaré que la banquise autour de l’île Hopen au sud-est de l’archipel du Svalbard s’était amincie de plus de 40 cm au cours des 40 dernières années.

L’étude du Norwegian Polar Institute est la première étude à long terme de l’épaisseur de la glace dans la mer Barents. « Depuis l’année 2000, l’épaisseur de la mer de glace n’a jamais dépassé un mètre à Hopen, et les températures locales de l’air et de l’eau ont également augmenté » a indiqué l’Institut dans un communiqué.

L’étude a été publiée dans le journal Geophysical Research Letters.

Source IPEV

Effondrement d'une plate-forme glaciaire en Antarctique



Effondrement d'une plate-forme glaciaire en Antarctique
Des images satellites ont montré qu’un grand morceau de l'ice-shelf* de Wilkins a commencé à s’effondrer dans la région de la péninsule Antarctique.

Ce phénomène menace la stabilité de la plateforme glaciaire vieille de plusieurs centaines d'années. « Bloc après bloc, la glace s’effrite et tombe dans l’océan » a declaré Ted Scambos, scientifique au Centre de Données National pour la Neige et la Glace aux Etats-Unis (National Snow and Ice Data Center - NSIDC). D’après les images satellites du NSDIC et de la NASA, la zone d’effondrement représente environ 405 km² de l'ice-shelf de Wilkins qui mesure au total 13.680 km².

Le décrochage d'un iceberg de 41 km de long sur 2,5 km de large le 28 février aurait amorcé cet effondrement. Pour les scientifiques du NSDIC, du British Antarctic Survey (BAS) et du National Cheng Kung University (NCKU) de Taïwan, ce phénomène serait une preuve de l'effet du réchauffement climatique dans cette région de l'Antarctique.

Cette série d'images satellite montre le début de l'effondrement de l'ice-shelf de Wilkins (© NSDIC/NASA).

* Plateforme de glace d'eau douce provenant du continent (calotte glaciaire) et flottant sur la mer.
Informations

Publication
Le 26/03/2008
Catégorie
Publications
Site web
Antarctic Ice Shelf Disintegration Underscores a Warming World
Source
http://www.ipev.fr

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mercredi 19 mars 2008

Arc'en pôle




Bonjour,

Dans le cadre de l’Année Polaire Internationale l’association Arc’en Pôles, en collaboration avec extraPOLations, organise à la MJC La Paillette un événement sur le thème : la vie aux pôles face au réchauffement climatique.
Nous sommes heureux de vous y inviter.

Au programme :


> du 25 mars au 5 avril 2008 : une exposition d’art contemporain à la Galerie du Lavoir

Vernissage le mercredi 26 mars 2008 à 19h (performances-connexions avec Caracas par le groupe de recherches ExtraPOLations)

> le jeudi 3 avril 2008 à 17h30 : une conférence-table ronde en présence de :

- Marc LEBOUVIER (Ingénieur de Recherche au CNRS-Programme 136 de l'Institut Polaire Français Paul Emile Victor)
- Marine SOYER (Spécialiste de la langue et de la culture Inuit)

Entrée libre. Galerie du Lavoir. MJC-La Paillette, Domaine St Cyr, rue du pré de bris, 35000 Rennes
(Bus 11,16,53 : arrêt Louis Guilloux)

Nous nous tenons à votre disposition pour toute information complémentaire.

En espérant vous compter parmi nos visiteurs, veuillez recevoir nos cordiales salutations.

extraPOLations

Contact : extraPOLations
extrapolations@gmail.com
www.uhb.fr/alc/extrapolations/

Camille Morvan
06 98 25 03 80

mercredi 30 janvier 2008

Quelques détails sur l'exposition de Lincart

Une petite vidéo du vernissage :

video

Vous trouverez ci-après mes commentaires personnelles sur mes pièces réalisées dans le cadre de l'année internationale polaire et de ma résidence dans la base Charles Rabot à Ny Alesund de l'institut polaire Paul Emile Victor. En effet quelques unes sont présentées dans mon exposition personnelle à la galerie Lincart de San Francisco du 8 Janvier au 9 Février 2008:

1- "Polar liberal landscape"


Cette peinture représente une vue aérienne de la banquise arctique, telle qu'on peut la voir avec 'google earth':
Cette banquise disparait peu à peu sous la pression du réchauffement climatique. On y voit deux pas humains tâchés de sangs laissant supposer que cet humain blessé regarde un iceberg dériver dont les fissures sont comblés d'or et de diamant.

Notre biotope se meurt sous la pression de notre consumérisme inconsidéré des ressources minières. Cette nature saigne sous les pas de notre hyper-modernité et nous condamne. Les Grand groupes du secteur de l'énergie comme TOTAL, GAZPROM voit dans la fonte des calottes glaciaires arctiques une fabuleuse opportunité: Elles auront désormais accès à d'immenses réserves de pétroles, gaz, or et diamants qui étaient inaccessibles jusqu'à ce jour.
Cette pièce traite de ce sujet...

2- "80 Hg."


Cette pièce montre un paysage du fjord kongsfjorden au Spitzberg en Arctique.Il se trouve à la limite du pôle nord au 79° Nord et 12° Est.
Le signe 80hg est le symbole du mercure dans la table de Mendelev. C'est le quatre vingtième élément de cette table.
Dans ce paysage supposé vierge, on y trouve une pollution au mercure vingt fois plus importantes qu'en nos contrées.
J'ai voulu représenter ce paysage magnifique souillé par notre arrogance technologique.

3- "FLICKR: North Pole horizon 80° North"


Quand j'étais au Svalbard, j'ai photographié l'horizon en direction du point Pôle Nord. J'ai 'uploadé' cette photo dans mon album flickr. Par ce geste, j'ai pris conscience que le web, en plus de re-définir par son iconologie un nouveau type de nature morte, il pouvait aussi par cette même iconologie re-définir le paysage.
Alors j'ai décidé de traiter cet écran internet comme un paysage.

4- "Dioxyne in Lowenbreen"


Nous pouvons ici, voir un magnifique paysage à Lowenbreen au Spitzberg (svalbard). On y voit des skidoos et des scientifiques. Ils apparaissent comme des petits 'playmobiles' dans cette immensité de glace. Ils font des analyses sur des échantillons de neige. Il y ont découvert des dioxines.
Ces dioxines ont également contaminé toute la chaine alimentaire allant du crill aux grands prédateurs tels que l'humain. Ils sont la cause de plusieurs pathologies dans des communautés indigènes au Groenland. C'est pourquoi, au bas de cette peinture apparait un symbole chimique représentant la formule d'une des plus redoutables dioxines.

5- "Jivaros soul at north pole"


En 2005 Pour mon exposition personnelle au Palais de Tokyo à Paris en Novembre, j'avais eu à faire une expédition en amazonie profonde en Equateur afin de produire un projet artistique avec une tribu jivaro nommée shiwiar. Cette communauté avait la particularité d'utiliser internet afin que notre monde sache qu'ils existent et vivent à la frontière du Pérou et de l'Equateur sur d'immenses réserves de pétroles. Ils y subissent des pressions et persécutions de compagnies comme la Perenco, Shell et Total...Ils se battent pour racheter leurs territoires ancestraux.
J'ai ainsi vécu une dizaine de jours dans cette communauté et mon quotidien est relaté dans ce blog:
http://www.theshiwiarsproject.org

Je suis devenu très proche du shaman qui était également mon traducteur et guide. Lors de sa dernière visite à Paris, il a su que je partais vers l'Arctique, il m'a alors confié sa couronne de plume afin que je l'amène avec moi et que je la porte au 80 degré nord limite du pôle nord. Pour lui cette couronne était son esprit, et ce geste était motivé par une holistique qui lui est propre. Il voulait établir un lien spirituel avec les deux extrêmes de notre monde: Le Pôle et la ligne d'équateur. Je m'exécutais volontier du fait que je pensais moi même ces deux expéditions comme un dyptique.

Conclusion:
Comme vous pouvez le noter l'objet de cette exposition de peinture n'était pas seulement de peindre les sujets propres au 21 ème siècle, mais aussi de traiter de l'écologie humaine dans son biotope au travers de ses technologies (et leurs conséquences):
Comment ces technologies affectent notre environnement, notre perception et phénoménologie.

mercredi 16 janvier 2008

Exposition personnelle à San Francisco



J'ai le plaisir de vous présenter un cliché de mon exposition personnelle à la galerie Lincart de San Francisco, USA. Vous pouvez y voir des peintures produites suite à mon expédition dans le Svalbard, ainsi sur la colonne de droite on peut apercevoir les peintures suivantes de haut en bas:

- "80 HG"
- "North pole horizon"
- "Dioxine in Lowenbreene"

Et enfin sur la gauche, après la deuxième colonne de peintures en partant de la droite (série de 'google painting'), on peut voir en avant dernier, un petit format. Il s'agit de :

- "Liberal polar landscape"

Cette exposition a débuté le 8 Janvier, été inaugurée le 10 et se finira le 9 Février 2008.